Manifeste sur le « féminisme, le pacifisme et l’intelligence artificielle »

Pourquoi ? Comment a-t-il été élaboré ? Principes de base Principes détaillés À qui s'adresse-t-il ? Personnes adhérants

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Manifeste FPIA
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Pourquoi ce manifeste ?

Toutes les organisations internationales, les Nations Unies en tête, reconnaissent que malgré les progrès réalisés ces dernières années en matière d’égalité, il reste encore beaucoup de travail à accomplir et de nombreuses mesures à prendre par la société dans son ensemble. C’est pourquoi nous devons prendre en compte les perspectives féministes pour critiquer l’inégalité entre les genres et d’autres formes d’injustice sociale. D’autre part, les organisations internationales elles-mêmes appellent systématiquement à un cessez-le-feu mondial immédiat et à la fin des guerres et des génocides dans tous les coins du monde afin de se concentrer sur la véritable lutte, à savoir le changement climatique. Nous avons donc besoin du pacifisme pour critiquer la guerre et d’autres formes de violence à grande échelle. Le féminisme et le pacifisme partagent donc un terrain commun dans leur lutte contre l’oppression et la violence, à la fois structurelle, culturelle et directe, et dans leur promotion d’une société plus juste et plus équitable. Les perspectives féministes sont connues pour avoir élargi la compréhension du pacifisme en montrant comment la violence et la guerre sont étroitement liées aux structures de pouvoir patriarcal, tandis que le pacifisme a enrichi le féminisme en offrant une vision de la résistance non violente comme voie de transformation sociale.

Après une série de changements et d’avancées sociales au cours de la seconde moitié du XXe siècle, nous sommes perplexes face à une réalité du XXIe siècle où les avancées liées à l’intelligence artificielle (IA) reflètent non seulement les biais des genre présents dans notre société, mais le font d’une manière beaucoup plus amplifiée et discriminatoire. Tout d’abord, la technologie de l’IA est souvent associée au pouvoir des hommes, tandis que les autres genres sont présentés comme moins compétents sur le plan technologique et moins intéressés que leurs homologues masculins. Étant donné que cette situation renforce les hiérarchies structurelles et les stéréotypes de la société, qui est basée sur des rôles de genre pré-assignés, nous risquons de perpétuer un axe d’oppression identifié et contesté au cours des dernières décennies. Il est donc nécessaire d’adopter une approche intersectionnelle qui aborde les questions de genre, d’âge, d’ethnicité, de statut socio-économique et d’autres déterminants, en plus d’adopter une approche de la gouvernance de l’IA basée sur les droits de l’homme qui prend en compte la transparence, responsabilité et la dignité humaine.

Dans le même temps, la collusion entre l’industrie de l’armement et le secteur des grandes technologies révèle à quel point l’utilisation de puissants systèmes d’IA dans les guerres et les conflits soulève non seulement une série de questions morales et juridiques sur la relation entre la personne et la machine, mais révèle également une capacité hautement destructrice qui nous rappelle les pires épisodes du XXe siècle. Dans ce contexte, il convient de rappeler que plus de 30 ans après la fin de la guerre froide, les États-Unis et la Russie maintiennent en alerte un grand nombre de leurs missiles balistiques intercontinentaux et, loin de les démanteler, ils s’équipent avec l’aide de l’IA. Tout cela se produit malgré l’intégration de perspectives féministes dans les opérations de maintien de la paix et les discours sur la sécurité de l’ONU. Mais il est clair qu’il y a aussi un effort dans la direction opposée qui, entre autres, utilise la technologie comme catalyseur de ses positions. L’exemple le plus clair et le plus actuel est celui de la Palestine où, grâce au système d’IA Lavender, des milliers de Palestiniens – principalement des femmes et des enfants ou des personnes qui n’ont pas participé aux combats – sont tués par des frappes aériennes israéliennes en raison d’une utilisation de l’IA qui ne fait qu’accélérer la destruction de l’humanité.

En ce sens, les personnes, les organisations et les initiatives qui donnent la priorité à une perspective féministe et pacifiste dans l’utilisation de l’IA dès le départ ont une plus grande capacité d’innovation transformatrice pour réduire plutôt que perpétuer les conflits violents et, bien sûr, pour s’attaquer, bien qu’indirectement, à la relation structurelle entre le sexisme, la violence et le bellicisme. Il est clair que cela implique également d’éliminer la baise de genre, seul ou en combinaison avec d’autres dimensions telles que celles centrées sur l’ethnicité, la culture et l’âge, ainsi que sur la classe socio-économique, le handicap ou la sexualité. La centralité de ces questions peut non seulement favoriser un ensemble de potentiels d’IA, mais aussi une vision moins apocalyptique et beaucoup plus positive de l’avenir de l’humanité, qui ne peut être réalisée qu’à travers des perspectives féministes et pacifistes. Cela nécessite une solidarité interdisciplinaire et un dialogue entre divers domaines pour inspirer l’espoir et l’action, pour favoriser une vision partagée qui devienne plus acceptable socialement et contribue à la réalisation d’objectifs communs. Ainsi, le féminisme et le pacifisme, dans un contexte d’IA, dans leur engagement commun en faveur d’une société plus juste et non violente, non seulement se renforcent mutuellement, mais offrent également un cadre puissant pour remettre en question les formes de violence et d’oppression qui persistent dans le monde d’aujourd’hui.

Ce manifeste souligne la nécessité, premièrement, de concevoir et de développer l’IA en tenant compte des perspectives féministes, et donc de prendre une série de mesures pour mettre en œuvre une représentation équitable en fonction du sexe, de l’âge, de l’appartenance ethnique et de la diversité des aptitudes, en accordant une attention particulière aux voix réduites au silence. Deuxièmement, il faut promouvoir la paix, éviter la violence et contribuer à la durabilité de l’environnement, avec ou sans IA. Troisièmement, il est essentiel de détecter, de corriger ou d’atténuer les biais des systèmes d’IA afin d’éviter la discrimination et de promouvoir l’égalité et la justice sociale dans toutes les applications technologiques. Quatrièmement, il est nécessaire de promouvoir une culture de la transparence autour de l’IA, avec des audits externes et des comités d’éthique, en respectant les droits de la personne et en garantissant la sécurité des données personnelles des utilisateurs. Enfin, il est essentiel d’éduquer à la justice sociale, aux droits de la personne et à l’éthique technologique, et de promouvoir la justice mondiale de manière plus déterminée. La réalité sociale entourant l’IA est peut-être le phénomène le plus clairement mondial aujourd’hui, avec des chaînes d’approvisionnement longues et inégales, où le rôle des sociétés transnationales, les retombées géopolitiques dans la course à l’IA et la délocalisation d’une grande partie des impacts environnementaux, éco-sociaux et sociaux sont de plus en plus visibles. Cela signifie que la collaboration entre les pays, les petites entreprises, les institutions académiques et les organisations à but non lucratif est nécessaire pour assurer une distribution équitable des bénéfices de l’IA.

Comment le manifeste a-t-il été élaboré ?

L’élaboration a suivi trois phases séquentielles : proposition, discussion et révision. Le processus participatif d’élaboration du manifeste a commencé par une phase de proposition, au cours de laquelle les expériences antérieures pertinentes ont été identifiées et consolidées par les organisations promotrices. Au cours de cette phase, des idées initiales ont été émises sur le contenu à inclure dans le manifeste et différentes personnes ont été proposées, en tenant compte de leur expertise, de leurs connaissances et de leurs antécédents, afin de valider les idées initiales et d’obtenir de nouvelles propositions pour enrichir le document.

Après avoir partagé toutes ces informations sur la raison d’être et les principaux thèmes du manifeste, une proposition commune a été formulée par la manière d’un dialogue, d’un débat et d’une réflexion commune qui ont été organisés dans différents groupes en utilisant la méthodologie du World Café. Cette méthode est conçue pour créer un environnement sûr et accueillant dans lequel il est possible de relier intentionnellement de multiples idées et perspectives sur une question en engageant plusieurs personnes dans plusieurs tours de conversations en petits groupes. Il s’agit d’un format simple, efficace et flexible pour partager des connaissances, aborder les complexités et les nuances d’une ou de plusieurs questions et créer des possibilités d’action dans des groupes de différentes tailles, sur la base de la notion d’intelligence de groupe. Dans cette deuxième phase de discussion, les thèmes choisis ont été partagés et ont favorisé la construction d’alliances interdisciplinaires entre les défenseurs féministes et pacifistes du développement éthique de l’IA, ainsi qu’un agenda commun qui donne la priorité à la non-violence, à la justice et à l’égalité dans le développement et le déploiement des technologies de l’IA. Par conséquent, les contributions des sciences sociales ont été considérées comme un élément essentiel pour identifier et mettre en œuvre des preuves scientifiques de l’impact social, celles qui améliorent la vie des citoyens et, en même temps, celles qui protègent les personnes les plus vulnérables. Cette phase de discussion au cours de laquelle les différentes perspectives obtenues dans les groupes de discussion ont été évaluées, débattues et comparées a été essentielle pour parvenir à la première liste de points du manifeste, en soulignant les points qui nécessitaient un plus grand consensus ou une analyse plus approfondie. Bien entendu, la discussion a également permis d’identifier les points de désaccord ou les domaines dans lesquels les idées devaient être affinées, en veillant à ce que chaque contribution fasse l’objet d’un examen critique. Enfin, à l’issue des discussions, une troisième phase d’examen participatif a été ouverte, au cours de laquelle toutes les parties prenantes ont eu l’occasion de formuler des commentaires finaux et d’apporter des ajustements au contenu du manifeste. Cette étape vise à garantir que le document résultant est inclusif et représentatif des diverses voix impliquées, et cohérent avec les objectifs initiaux du manifeste lui-même. L’objectif de cette dernière partie du processus d’élaboration du manifeste est d’aboutir à l’approbation collective du contenu du manifeste, en établissant une base solide et participative pour son développement futur.

Nous encourageons donc toutes les parties prenantes, de l’administration publique à l’industrie, en passant par le monde universitaire et la société civile, à soutenir notre manifeste sur le féminisme, le pacifisme et l’intelligence artificielle en y adhérant.

Principes de base du Manifeste (en 5 points)

  1. Veiller à ce que les perspectives féministes intersectionnelles influencent la conception, le développement et l’utilisation de l’IA, en promouvant la justice, l’équité et la lutte contre toutes les formes d’oppression et de discrimination.
  2. Promouvoir le pacifisme dans le développement et l’utilisation de l’IA en interdisant la conception, la vente et l’utilisation de systèmes d’IA destinés à des armes létales autonomes ou de toute technologie contribuant à la violence armée, en veillant à ce que l’IA soit développée avec un engagement ferme en faveur de la paix et de la résolution non violente des conflits.
  3. Mettre en place des mécanismes de transparence et de responsabilité dans l’utilisation et le développement de l’IA, en garantissant des audits et l’accès à l’information publique sur les données, les méthodologies et les algorithmes utilisés, afin d’éviter les préjugés et de promouvoir une gouvernance démocratique de l’IA.
  4. Veiller à ce que les projets d’IA respectent les droits de la personne, la paix et la durabilité, évitent de contribuer aux conflits ou à la violence et donnent la priorité à l’utilisation d’énergies renouvelables dans les infrastructures d’IA.
  5. Créer des initiatives visant à accroître la représentation des groupes marginalisés dans le développement de l’IA en fournissant des ressources, une formation et un soutien, tout e

Les principes détaillés du Manifeste (en 50 points)

  1. Veiller à ce que des perspectives féministes intersectionnelles guident les décisions relatives à la conception et à la fonctionnalité de l’IA, afin de promouvoir la justice et l’équité.
  2. Utiliser des données et des modèles qui représentent équitablement toutes les personnes et toutes les intersections, en évitant les simplifications et les stéréotypes.
  3. Mettre en œuvre des lignes directrices pour veiller à ce que les applications de l’IA promeuvent l’égalité des genres et combattent le sexisme, en mettant particulièrement l’accent sur la protection des enfants, ainsi que sur tous les autres axes d’oppression et de discrimination.
  4. Favoriser l’inclusion des personnes racisées d’origines et de capacités différentes, en renforçant la collaboration et l’innovation responsable dans les processus de conception et de développement de l’IA et dans la gouvernance.
  5. Utiliser systématiquement des méthodes de détection et de correction des biais afin d’éviter toute discrimination à l’égard des personnes, au moyen d’audits et de contrôles ex ante et ex post.
  6. Veiller à ce que tous les domaines de développement de l’IA, de la recherche à la commercialisation, aient une représentation plus pluraliste et équitable en termes de sexe, d’âge, d’origine ethnique et de culture.
  7. Créer des espaces sûrs et accessibles pour que les communautés sous-représentées puissent exprimer et influencer leurs points de vue sur la conception, le développement et la gouvernance de l’IA.
  8. Développer des initiatives visant à fournir des ressources, des formations et un soutien financier ciblé pour l’entrepreneuriat des groupes historiquement discriminés dans le domaine de la technologie de l’IA.
  9. Veiller à ce que chaque projet d’IA soit développé avec un engagement explicite de non-agression ou d’impact négatif sur la paix et les droits de la personne, en évitant de contribuer au conflit ou à la violence sous quelque forme que ce soit.
  10. Inclure des cours et des ateliers qui enseignent aux développeurs d’IA les principes du pacifisme, de la non-violence, des droits de la personne, de la non-discrimination, de la résolution non-violente des conflits et l’importance de les prendre en compte à tout moment.
  11. Établir une interdiction claire du développement, de la vente et de l’utilisation de systèmes d’intelligence artificielle appliqués à des armes pouvant agir de manière autonome, afin d’éviter de contribuer à la violence armée et à la gestion violente des conflits.
  12. Exploiter la capacité d’analyse de l’IA pour identifier et prévenir les situations potentielles de violence ou d’urgence humanitaire, en tenant compte de la pleine jouissance des droits de la personne.
  13. Organiser des forums et des conférences internationales réunissant des personnes de différents horizons pour discuter de la manière dont la technologie de l’IA peut être utilisée pour promouvoir la paix plutôt que l’inverse, afin de prévenir la violence dans le monde.
  14. Encourager et soutenir la création de coalitions féministes et pacifistes pour le développement et la gouvernance de l’IA qui promeuvent l’égalité et la résolution non violente des conflits.
  15. Mettre en place des mécanismes d’enregistrement afin de rendre publics les méthodologies, les sources de données et les processus algorithmiques utilisés dans tous les développements de l’IA.
  16. Mettre en place des systèmes qui enregistrent toutes les actions et décisions prises par les systèmes d’IA afin de permettre des audits externes complets.
  17. Mettre en place des comités d’éthique indépendants chargés d’examiner et d’approuver tous les nouveaux systèmes d’IA afin de s’assurer qu’ils sont établis dans le respect de normes élevées en matière d’éthique et de droits de la personne.
  18. Veiller à ce que les utilisateurs aient le contrôle de leurs données et qu’ils puissent révoquer eux-mêmes leur consentement à tout moment, y compris les outils nécessaires pour permettre aux parents ou aux tuteurs de le faire dans le cas des mineurs.
  19. Mettre en œuvre des technologies de sécurité de pointe pour protéger les données des utilisateurs contre tout accès ou utilisation non autorisé.
  20. Exiger des mesures de cybersécurité féministe pour lutter contre la violence sexiste et misogyne sur les réseaux, pour la confidentialité des informations ou l’égalité d’accès à l’utilisation, mais aussi au développement de la technologie.
  21. Veiller à ce que tous les projets d’intelligence artificielle respectent les lois applicables et les normes éthiques les plus élevées en matière de protection des données au niveau local et international.
  22. Informer les utilisateurs lorsqu’ils interagissent avec un contenu généré par l’IA et expliquer les implications de cette interaction.
  23. Créer un code de conduite obligatoire en matière de responsabilité civile que tous les professionnels de l’IA doivent respecter.
  24. Mettre en œuvre des processus de validation pour s’assurer que les produits d’IA sont conformes à toutes les exigences juridiques et techniques avant d’être mis sur le marché.
  25. Garantir l’engagement en faveur des droits des personnes et des normes de l’IA afin de protéger et de promouvoir les droits et les libertés des individus.
  26. Analyser comment l’IA peut perpétuer ou atténuer les inégalités existantes et inclure cette analyse dans l’étude d’impact afin de promouvoir une utilisation plus équitable de la technologie.
  27. Intégrer des études de cas et des exemples réels pour illustrer comment l’IA peut avoir des effets différents selon le contexte socio-économique et culturel.
  28. Définir des mécanismes garantissant la participation active des communautés affectées afin qu’elles puissent exprimer leurs besoins et leurs préoccupations et influencer directement le développement de l’AI.
  29. Mettre en place des systèmes permettant de contrôler et de rendre compte de l’impact social de l’IA dans le cadre d’une approche globale, en particulier dans les communautés vulnérables, et en tenant compte des conséquences invisibles.
  30. Établir des lois garantissant des compensations ou des mesures correctives pour les communautés susceptibles d’être affectées par les projets d’aide à l’investissement.
  31. Offrir des bourses et des programmes de mentorat destinés à accroître la représentation des groupes sous-représentés dans les domaines technologiques.
  32. Appeler à des mesures visant à respecter les droits du travail des personnes travaillant à la formation de ces technologies, généralement des femmes dans les pays du Sud.
  33. Créer des forums réguliers où les praticiens de l’IA peuvent recevoir un retour d’information direct de la part du public et d’autres parties prenantes.
  34. Mettre en place des programmes qui ne se contentent pas d’enseigner des compétences techniques avec l’IA, mais qui favorisent également la compréhension et la promotion de la justice sociale et de la justice mondiale.
  35. Développer des programmes d’études interdisciplinaires qui donnent aux étudiants les outils nécessaires pour aborder les questions complexes d’éthique et de droits de la personne dans le domaine de la technologie.
  36. Souligner la nécessité de maintenir le contrôle humain sur les décisions critiques, en particulier dans des domaines tels que la justice pénale ou la gestion des ressources.
  37. Analyser les cas où l’IA a servi à la fois à promouvoir l’égalité des sexes et à la mettre en péril, ainsi que les stratégies permettant de s’aligner sur ces mouvements.
  38. Promouvoir une vision critique de la manière dont les technologies sont conçues et mises en œuvre, en encourageant une compréhension plus profonde des conséquences matérielles avec une vision écoféministe.
  39. Instaurer un moratoire sur les centres de données jusqu’à ce qu’ils mettent en œuvre des stratégies d’efficacité énergétique et fonctionnent avec des énergies renouvelables sans monopolisation de l’énergie.
  40. Interdire l’implantation de centres de données dans les zones et territoires où la sécheresse et la pénurie d’eau sont manifestes et affectent les communautés qui y vivent et leurs habitats naturels.
  41. Réaliser régulièrement des évaluations de l’impact sur l’environnement, en introduisant des garanties indépendantes de conformité des parties prenantes pour toute nouvelle technologie d’IA ou mise à niveau.
  42. Élaborer des lignes directrices claires pour garantir que les données utilisées dans l’IA respectent les droits d’auteur et la propriété intellectuelle.
  43. Exiger que les programmes, actions, réglementations ou tout type d’initiative liés à l’IA intègrent des preuves scientifiques ayant un impact social afin de prendre des décisions scientifiquement fondées qui contribuent à l’égalité des genres et à l’éradication de la violence dans l’utilisation de l’IA.
  44. Promouvoir des pratiques qui minimisent l’empreinte carbone et optimisent l’utilisation des ressources dans la production et la maintenance des technologies de l’IA.
  45. Exiger des entreprises qu’elles divulguent l’impact environnemental de leurs opérations d’IA, la consommation d’énergie, la consommation d’eau et les émissions de carbone, afin que les utilisateurs soient conscients de l’impact environnemental de leur utilisation.
  46. Promouvoir les initiatives qui utilisent l’IA pour améliorer l’accès aux ressources et aux opportunités pour les communautés exclues, sans créer de nouvelles exclusions numériques.
  47. Allouer des ressources aux projets d’IA qui offrent des solutions pratiques à des problèmes quotidiens, tels que l’optimisation de l’efficacité énergétique.
  48. Promouvoir les collaborations internationales qui permettent la circulation des connaissances et des ressources entre les pays et les cultures, en évitant la concentration des connaissances technologiques.
  49. Mettre en place des politiques qui encouragent la participation des petites et moyennes entreprises, des startups, des institutions universitaires et des organisations à but non lucratif à la recherche, au suivi et au développement de l’IA.
  50. Renforcer les organisations travaillant dans la sphère catalane sur la justice algorithmique et la cybersécurité à partir de coordonnées féministes, sensibiliser des publics spécifiques (journalistes, éducateurs, etc.) et promouvoir la génération de données féministes avec des systèmes d’informations cohérents.

À qui s’adresse-t-il ?

  1. Les services du gouvernement et de l’administration publique.
  2. Organisations internationales qui établissent des normes et des politiques mondiales.
  3. Organisations non gouvernementales (ONG).
  4. Syndicats et employeurs.
  5. Entreprises technologiques.
  6. Petites entreprises innovantes.
  7. Universités et centres de recherche.
  8. Les associations industrielles en général et les associations technologiques en particulier.
  9. Associations d’organismes professionnels.
  10. Les médias.
  11. Fondations et autres organismes.
  12. Organisations communautaires et de base.
  13. Entreprises de différents secteurs économiques
  14. Associations scientifiques.

Personnes adhérants

  • Adrià Menéndez i Molis. Doctorant à l’UPC – Centre de recherche en économie et développement agroalimentaire
  • Adrià Molina Rodríguez. Chercheur pré-doctoral en vision par ordinateur
  • Alba Crespo López. Chercheuse pré-doctorale à l’Université de Barcelone
  • Albert Sabater. Observatoire d’éthique en intelligence artificielle de Catalogne
  • Alexandra Lillo. Observatoire d’éthique en intelligence artificielle de Catalogne
  • Alfons Sabater Coll. Coordination du service des registres de la mutuelle collaboratrice de la sécurité sociale
  • Alicia de Manuel. Analyste experte en IA éthique
  • Alma D. Calderón López. Sociologue et chercheuse
  • Ana Belén Rojo Ojados. ESDAPC, professeure d’arts plastiques et de design, département des sciences humaines
  • Ana Burgués-Freitas. Université de Grenade
  • Anaïs Varo. Université de Gérone
  • Anna Arias Duart. Chercheuse
  • Anna Escobedo. Université de Barcelone
  • Anna Pérez Rodríguez. Ingénieure travaillant dans le secteur tertiaire
  • Anna Sàez Bernal. Politologue spécialisée en gestion publique
  • Anna Sala. Design
  • Anna Sardà. Teno Educación
  • Antonio Madrid. Université de Barcelone
  • Aquilino Díaz Méndez. Professeur retraité de l’IES Alfonso II, Oviedo
  • Arlet Brufau i Centelles. Observatoire d’éthique en intelligence artificielle de Catalogne
  • Asturies AEBE
  • Atia Cortés Martínez. Chercheuse
  • Aura Hernández Sabaté. Université autonome de Barcelone
  • Bahar Kılıç Adilçe. Professeure adjointe au département de cinéma et télévision
  • Beatriz Villarejo. Université autonome de Barcelone
  • Benjamín Menéndez. Enseignant
  • Benjamin Menéndez Martínez. Enseignant
  • Blanca Febré López. Professeure d’enseignement secondaire
  • Carla Illas Jorba
  • Carles Planas. El Periódico
  • Carles Serrat Piè. Université polytechnique de Catalogne-BarcelonaTECH
  • Carlos Bajo. Oxfam
  • Carmen José Villarreal Redón. Éducatrice sociale
  • Carmen Ripoll Ribera. Professeure de cycles de formation professionnelle
  • Carol Romero. Decidim.org
  • Carolina Grau del Valle. Université de Valence
  • Claudia Hereu Rico. Recherche
  • Cristina Pulido. Université autonome de Barcelone
  • Cristina Sanchez. Université de Gérone
  • Cynthia. Ingénieure
  • Dario Castañé. Rizoma
  • David Blanco de Tena-Dávila. Professeur-chercheur. Université internationale de Catalogne
  • EA Lluvia D’amore González Gallizio. Pédagogue, enseignante FP
  • EduAlter
  • Elisenda Gozalo Salellas. Enseignante. Institut Obert de Catalunya
  • Enric Senabre Hidalgo. Université de Barcelone
  • École Camí del Cros
  • Esther Roca Campos. Professeure et chercheuse universitaire
  • Francisco Orgilés Pérez. Enseignant en éducation primaire
  • Frederic Guerrero-Solé Université Pompeu Fabra, +RAIN Film Festival
  • Gemma Pedret Fontova. UPC
  • Gina Tost Faus. Spécialiste en technologie et innovation
  • Giovanna Lara Professeure – chercheuse
  • GRBIOIO. Groupe de recherche en biostatistique et bio-informatique
  • Guadalupe Gómez Melis. Université polytechnique de Catalogne. Professeure de statistique et de recherche opérationnelle et membre du comité d’éthique
  • Guillermo Legorburo Torres. Université internationale de Valence
  • Guiomar Rovira. Université de Gérone
  • Héctor García Morales. Physicien et communicateur scientifique
  • Héctor Martínez Romero. Conseiller pédagogique
  • IRIS AEBE Association éducative fondée sur des preuves scientifiques
  • Jaume Feliu. Enseignant
  • Joan Manuel del Pozo Álvarez. Professeur émérite de l’UdG
  • Joan Solé Pla. Université de Gérone PDI
  • Joana Sabater Castelló. Étudiante en biotechnologie
  • Jordi Ascensi Sala. Andorre Recherche et innovation, membre du bureau du Comité sur l’IA du Conseil de l’Europe
  • Jordi Manuel Antolí Martínez. Professeur et chercheur universitaire. Université d’Alicante
  • Jordi Moner Roma. Enseignant
  • Jordi Ocaña Rebull. Professeur universitaire à la retraite
  • Jose Manuel Bobadilla Gómez. Sociologue des sciences et des technologies
  • Josep Àngel Guimerà. Université autonome de Barcelone
  • Josep Maria Canal. VIU / Université de Valence
  • Judith Membrives i Llorens. Chercheuse
  • Karlos Castilla. Institut des droits de l’homme de Catalogne
  • Karma Peiró. Journaliste indépendante
  • La Consultoria Social
  • La famille numérique
  • Lafede.cat – Organisations pour la justice mondiale
  • Laia Abelló. Technicienne en communication
  • Laia Orozco Joan. Responsable du Laboratoire d’Équité Digital de la Fondation Jaume Bofill
  • Laia Riera Armengol. Médecin de famille
  • Laia Serra. Collège des avocats de Barcelone
  • Lena de Botton. Université de Barcelone
  • Lídia Arroyo. Professeure à l’Université autonome de Barcelone
  • Lidia Bordanoba. Doctorante
  • Lídia Puigvert. Université de Barcelone
  • Liliana Arroyo. Spécialiste en innovation numérique et impact social
  • Lola S. Almendros. Chercheuse postdoctorale en études STS
  • Lucía Gallego. Université du Pays basque UPV/EHU
  • Luisa Herreras Blanco. Professeure de secondaire
  • Magdalena Camps Pardo. Enseignante
  • Manel Soengas i Núñez. Éducation. Domaine TIC
  • Mar Joanpere Foraster. Université Rovira i Virgili
  • Marc Carulla. Université de Barcelone
  • Marc González Pedret. Diététicienne-nutritionniste. Association des diététiciens-nutritionnistes de Catalogne.
  • Margarida Romero. Université internationale de Catalogne
  • María Carmen Rufete López. Éducatrice infantile UPV
  • María Eugenia. Chercheuse
  • Maria Lacueva Lorenz. Université ouverte de Catalogne
  • Maria Marfil Gutiérrez. Étudiante en sociologie
  • María Paz Anderson Madariaga. FACEPA
  • Marta Galceran. CIDOB
  • Marta Martinez Canal. Stratège en contenus numériques
  • Marta Soler Gallart. Université de Barcelone
  • Marttina Breittmayer. Étudiante
  • Mercè Gisbert Cervera. Université Rovira i Virgili
  • Miguel Rebollo Pedruelo. Université polytechnique de Valence
  • Miquel Rubio. Informaticien
  • Montse Bosch. Université polytechnique de Catalogne. Comité éthique Montserrat Clua Université autonome de Barcelone
  • Nadia Zougagh. Étudiante en droit, sciences politiques et administration
  • Nagla Rizk. Professeur d’économie et directeur du programme Accès à la connaissance pour le développement à l’École de commerce Onsi Sawiris de l’Université américaine du Caire
  • Nia Soler. Illustratrice et écrivaine
  • Núria Espuny Salvadó. Ingénieure
  • Núria Marín García. Enseignante Olga Serradell Université autonome de Barcelone
  • Olivia Blanchard. Consultante et chercheuse
  • Oriol Ríos González. Université Rovira y Virgili
  • Oxfam Intermón
  • Patrícia Ventura. Chercheuse et consultante indépendante
  • Paula Petrone. Institut de santé mondiale de Barcelone
  • Paulina Sicius.
  • Pedro Cárcamo Petridis. Docteur (c), Université de Barcelone
  • Pere Pèries Escòlies. Compositeur et dramaturge
  • Pilar Morera Basuldo. Université de Gérone
  • Rafael López Vidal. Libraire
  • Ramon López de Mántaras Badia. Professeur émérite de recherche au CSIC et membre de l’Institut d’études catalanes
  • Raquel Aguilar Mora. Professeure
  • Reis Gallego Perales. Professeure de formation professionnelle et étudiante en master en e-learning
  • Roger Campdepadrós Cullell. Université de Gérone
  • Rommy Morales – Olivares. Université de Barcelone
  • Rosa Cuscó Martinez. Communication
  • Rosa Garvín Fernández. Enseignante à la retraite
  • Rubén Rodríguez Llopis. Enseignant
  • Sandra González Campos. Optométriste
  • Sandra Montserrat Buendia. Université d’Alicante
  • Sara Carbonell Sevilla. Professeure à l’université de Valence
  • Sergi Luque Manjón. Enseignant
  • Silvia Rueda Pascual. Ingénieure informatique
  • Sílvia Simon Rabasseda. IQCC, Université de Gérone
  • Société catalane de statistique (SoCE)
  • Susana Gómez Bretones. Enseignante en primaire
  • Table ronde des entités du tiers secteur social de Catalogne
  • Teresa López-Pellisa. Laboratoire d’études du futur. Université d’Alcalá
  • Teresa Sordé Martí. Université autonome de Barcelone
  • Teresa Vázquez Peris. Enseignante
  • Thais Ruiz de Alda. Technologue. Fondatrice de Digitalfems
  • Toni Bertólez Martínez. Chercheur pré-doctoral en physique
  • Ulises Cortés. Université polytechnique de Catalogne. Professeur d’intelligence artificielle
  • Vanessa Monar del Castillo. Enseignante
  • Vicenç Casas Sagarra. Ingénieur et enseignant
  • Víctor Manuel Marí Sáez. Université de Cadix
  • Centre de recherche White Rose. Impact social de l’éducation, du féminisme, des masculinités et de la lutte contre la violence sexiste
  • Xavier Cardona Iguacen. Médecin bioéthicien
  • Xiana Bueno. Chercheuse, École de santé publique, Université de l’Indiana

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